Le rallye pour l’emploi : une action originale de l’association CREPI

Jeudi 4 novembre au Conseil général

Le CREPI est un « Club Régional d’Entreprises Partenaires de l’Insertion ». Un club de ce type existe depuis 12 ans dans les Hautes-Pyrénées et il a essaimé à Pau l’an dernier en y créant une antenne.

Parmi des actions plus classiques, CREPI propose un « rallye pour l’emploi » original et particulièrement symbolique de la démarche de ces chefs d’entreprises très impliqués dans l’insertion.

Imaginé par CREPI Touraine, il s’agit de faire découvrir à un groupe d’une trentaine de demandeurs d’emploi des entreprises et des centres de formation locaux. L’originalité vient du fait que chaque petit groupe est accompagné par un responsable d’entreprise d’un secteur distinct des établissements visités. Ce chaperonnage facilite le dialogue et réduit l’anxiété des demandeurs d’emploi.

Coralie AVSEC

Cette expérience vécue est ensuite partagée durant une journée. Et enfin, tous se retrouvent au cours d’une soirée avec les institutionnels financeurs et les entreprises impliquées.

Résultat : alors que l’objectif premier est de remobiliser les demandeurs d’emploi et de leur faciliter le contact avec d’éventuels employeurs, ces rencontres se soldent souvent par des embauches.

La mission locale Béarn Adour connaît des résultats similaires avec de courtes périodes en milieu de travail sensées faire découvrir des métiers et aboutissant aussi souvent à des embauches.

Le problème pourrait davantage se situer dans les préjugés négatifs de l’employeur et du demandeur d’emploi que dans l’hypothétique « employabilité » de ce dernier.

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Mes trois voeux pour l’insertion

Contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrat d’adaptation, contrat d’apprentissage, contrat d’avenir, contrat de professionnalisation, contrat qualification, CES, CEC, CEJ, CJE, CIE, CI-RMA, CUI-CIE et CUI-CAE ;

Ces contrats sont ouverts aux collectivités locales, aux autres personnes morales de droit public, aux personnes morales de droit privé mais chargées de la gestion d’un service public, aux associations loi 1901, aux structures d’insertion par l’activité économique, et bien sûr au secteur marchand dans son ensemble ;

Mais pour quel public ? Les jeunes entre 15 et 25 ans, les moins de 22 ans sans diplôme, les moins jeunes entre 26 et 30 ans non indemnisables par l’UNEDIC, avec un niveau V ou Vbis, ou VI s’ils habitent en ZUS, les plus de 40 ans, les plus de 50 ans et bientôt les plus de 70 ans ;

Ces personnes doivent être sans emploi, ou en difficultés sur le marché du travail, ou rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi, ou enfin rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi… la formulation doit avoir son importance !

Quelle durée ? Me direz-vous. La durée des contrats est de 3 mois pour certains bénéficiaires, de 6 renouvelables pour les autres, d’une durée de 2 ans avec renouvellement possible pour 12 mois sauf pour les Travailleurs handicapés et les plus de 50 ans pour lesquels un renouvellement de 36 mois est possible,

Et enfin, quelle prise en charge ? Elle s’établit à 50%, ou à 95%, ou même à 105% pour les contrats dits « champagne », avec une rémunération entre 25 et 78% du SMIC, ou entre 30 et 75% du SMIC, ou bien entre 30 et 65% du SMIC selon les cas.


Heureusement pour nous,
de petites plaquettes distribuées dans tous les agences de Pôle emploi et disponibles sur Internet récapitulent tous ces éléments pour le demandeur d’emploi. Il doit naturellement être doté d’une capacité d’analyse assez nettement au-dessus de la moyenne.

Pendant ce temps, à IEBA, les conseillères reçoivent Julien, Rachid ou Vanessa qui aimeraient, si possible, et assez vite, trouver un emploi, un logement, la voiture pour aller de l’un à l’autre et le petit copain ou la petite amie pour les accompagner à la plage. Le tout pourrait être avantageusement complété par un chèque tous les mois.

Alors, la conseillère relit consciencieusement la plaquette dont je vous ai rappelé l’existence, pour trouver le Contrat A, E, I, qui pourrait convaincre l’employeur hésitant d’embaucher Julien, Rachid ou Vanessa.

Et là, je me dis que l’objectif de la conseillère et par extension de la mission locale et par hyperextension de toutes les structures d’insertion est de permettre aux chômeurs qui rament le plus de descendre de leur galère et d’atteindre enfin la berge. Et pour cela il me semble qu’au lieu de transformer nos conseillers en GPS des aides d’Etat, il serait préférable de les laisser le temps d’établir une relation de confiance entre vraie personnes, oserais-je dire un « dialogue entre égaux ».

Alors Mesdames et Messieurs les directeurs, Mesdames et Messieurs les élus, mesdames et messieurs nos partenaires, employés…

Je formule pour l’année 2012 trois vœux : d’abord le vœu pieu que le prochain ministre du travail sera si feignant ou si humble qu’il s’abstiendra d’inventer le tout nouveau contrat censé résoudre définitivement le problème du chômage en France ;

Deuxièmement, je formule le vœu que les employeurs fassent le deuil de l’employé idéal qui rapporte dès le premier jour plus qu’il ne coûte ;

Enfin je formule comme troisième et dernier vœu que tous les employés en insertion de ce pays rayonnant d’ambition technocratique puissent poursuivre chaque jour ce qu’ils font si bien depuis si longtemps : regarder dans les yeux quelqu’un qui ne croit plus en lui et lui redonner le courage de trouver une place dans la cité.

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Les aînés ruraux s’informent

Salle des fêtes de Gabaston le 20 octobre 2011

C’est par un froid vif que 41 aînés se sont réunis à la salle des fêtes de Gabaston sous la présidence de Jean Lacoste responsable local et Danielle Lalaude, vice-présidente de la fédération départementale pour comprendre la législation en termes de succession.

Il a fallu beaucoup de pédagogie à Maître Singuinia pour expliquer un sujet aussi complexe. Surtout il nous a amenés dans les méandres du droit français. Ainsi, depuis 1804 et jusqu’en 2006 il était possible de déshériter son conjoint survivant. Cela n’est plus possible aujourd’hui sauf cas de remariage. D’autre part, il était courant de camoufler une donation en signant un contrat de vente sans jamais en percevoir le règlement. Aujourd’hui ces ventes sont systématiquement vérifiées et le montant du redressement peut approcher la valeur du bien ce qui décourage les fraudeurs et encourage les vérificateurs payés au pourcentage.

Mais d’autres pratiques ont la vie dure : l’arrangement de famille qui permettait en fait souvent d’arranger un de enfants peut être mis à mal par un autre enfant pour « sous-évaluation » des biens et ce jusque 5 ans après le décès.

Enfin, dans nos campagnes, il était fréquent aussi d’assortir la transmission de la ferme d’un « engagement de soins » envers les parents âgés. La retraite des parents était alors souvent utilisée comme revenu de la communauté. Mais cette disposition n’existe pas dans la loi et n’est donc que morale. Ainsi, quand il faut rembourser le fonds national de solidarité ou certaines APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie), tous les enfants sont appelés pour une contribution égale même si seul l’un deux s’est occupé des parents.

J’ai découvert ce jour-là avec émerveillement et un peu d’inquiétude la subtilité et l’équivoque de la législation sur le sujet mais aussi les pratiques parfois désuètes des principaux intéressés.

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Maison Départementale des Personnes Handicapées : le délai de réponse se réduit

Commission exécutive du GIP-MDPH du 11 octobre 2011

Depuis la loi du 11 février 2005, tous les départements se sont dotés d’une MDPH mais dixit l’étude de l’UNAPEI, les maisons « peinent à répondre de manière satisfaisante aux besoins des personnes handicapées mentales ». La loi du 28 juillet 2011 « tendant à améliorer le fonctionnement des MDPH » montre que le dispositif, destiné à devenir un guichet unique touchant tous les acteurs du handicap et tous les types de handicap n’est pas parvenu à ses objectifs.

Dominique Lagrange Directeur de la MDPH

Entre autres les CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) se réunissent une journée par semaine dans notre département et ne parviennent ni à endiguer le flot de demandes, que ce soit pour apprécier le taux d’incapacité, attribuer la prestation de compensation, reconnaître la qualité de travailleur handicapé, aider à l’insertion scolaire, orienter les enfants vers les structures adaptées à leurs besoins…

Dans les Pyrénées-Atlantiques, plus de 60 000 personnes ont un dossier ouvert en 2011 pour plus de 30 000 décisions prises en CDAPH. Mais la situation est similaire dans les autres départements.

Aujourd’hui et grâce à un effort soutenu des équipes, alors que le délai de réponse tournait autour de 7 mois, ce qui était évidemment inacceptable, surtout dans le cas de handicap évolutif a été abaissé à 3 à 5 mois et ce malgré une augmentation constante des demandes.

C’est bien sûr encore inacceptable

mais la MDPH des Pyrénées-Atlantiques s’approche d’un fonctionnement satisfaisant.

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Lac du Gabas : les élus locaux structurent leur réflexion

Comité de Pilotage le 6 octobre 2011 au siège de la Communauté des communes Ousse Gabas à Soumoulou.

Les promeneurs sont de plus en plus nombreux autour du lac et, en quelques mois, le club de voile qui s’y active est devenu le second du département en nombre d’adhérents. Cette attractivité croissante encourage les maires à réfléchir aux services à mettre en place et pourquoi pas aux revenus touristiques potentiels. Mais chacun, selon son implantation, a un peu sa propre idée du sujet.

Sous l’impulsion de Marie-Pierre Cabanne, de réunion en réunion, l’ensemble des élus locaux du Gabas se retrouvent pour réfléchir à un projet global. Et ce n’est pas rien parce que ce sont 4 communes, trois communautés des communes, situés sur trois cantons, deux départements et deux régions. Les élus des deux départements sont présents ainsi que les techniciens des deux conseils généraux, les représentants du Pays du grand Pau et de la région Aquitaine. Tout ce monde, dans une démarche remarquable, a su s’organiser pour passer un appel d’offre et financer une étude touristique sur le lac.

Bien sûr, chacun défend un peu sa berge, mais petit à petit chacun s’est convaincu de l’intérêt d’un projet commun pour le développement touristique du lac. Une première esquisse se dégage, divisant le lac en pôles d’attractions selon les caractéristiques du lac, les contraintes règlementaires et l’intérêt potentiel des visiteurs.

Tous sont d’accord pour envisager un développement mesuré afin de préserver les paysages et les qualités du lac.

Encore quelques mois et quelques efforts et un projet global émergera enfin du travail concerté de tous ces acteurs aussi divers que passionnés.

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L’enseignement des langues régionales : le basque fleurit, l’occitan peine !

Commission départementale de l’Education Nationale 3 octobre 2011

Les chiffres sont formels : quand l’enseignement du basque se développe dans le 1er comme dans le second degré, celui de l’occitan stagne.

Aujourd’hui dans le primaire 2700 enfants sont intégrés dans un enseignement en basque et parmi ceux-là, 1000 le sont en école publique. Les collèges ne sont pas en reste puisque 2600 enfants y suivent un enseignement bilingue et les lycées sont entrés dans le parcours avec plus de 650 enfants bientôt au baccalauréat.

Que dire alors de l’occitan dont les effectifs n’ont progressé que de 90 éléments entre 2008 et 2011 dont 30 en calandretas (écoles privées sous contrat dispensant un enseignement uniquement en langue régionale). Le nombre n’est pas ridicule en collège puisque 1200 élèves y apprennent l’occitan mais ils ne sont que 100 en lycée.

Il est vrai que le consensus politique en Pays basque ainsi que le travail dans la durée de l’office public de la langue basque (OPLB) ont favorisé la présence de l’ « euskara batua » dans tous les champs de la société. Et cela encourage en retour la pratique et l’apprentissage.

Pour l’occitan (seule langue régionale de notre département reconnue par l’Education Nationale), le béarnais ou le gascon, les batailles sur la graphie voire sur la prononciation découragent beaucoup d’acteurs locaux qui voudraient rendre visible la langue et beaucoup de locuteurs qui voudraient l’écrire. Il est vrai que l’unification des dialectes basques en une langue standardisée (euskera batua) a renforcé l’intérêt de l’apprentissage et facilité les échanges de part et d’autre des Pyrénées. Et cela n’a pas empêché les Souletins de continuer à publier des livres dans leur langue propre.

Souhaitons qu’un consensus s’établisse rapidement en Béarn pour soutenir toutes les initiatives quels qu’en soient les porteurs et relancer dans le même temps la transmission de la langue béarnaise par les locuteurs traditionnels.

Le travail réalisé par nombre d’enseignants qui encouragent les enfants à utiliser le vocabulaire de leurs grands-parents va dans le sens de la survie de notre langue et de sa nécessaire adaptation au monde présent.

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L’ABS et le FJT signent une convention

Vendredi 30 septembre 2011

A Gelos, dans l’un des foyers d’Habitat Jeunes, l’Association Béarnaise de Sauvegarde et Habitat Jeunes signent une convention de partenariat.

L’ABS reçoit des mineurs délinquants, ceux dont parlent tant les médias et le gouvernement actuel, des mineurs protégés (souvent de leurs parents) et de jeunes majeurs dans des situations comparables.

Habitat Jeunes, de son côté, accueille de jeunes adultes pour un appui éducatif en leur fournissant des logements individuels dans un cadre collectif.

Les deux structures se rejoignent sur l’analyse de la situation de ces jeunes et sur leurs besoins. Jeunes travailleurs ou demandeurs d’emploi, jeunes mamans, ils souffrent tous d’isolement subi ou choisi. Ils ont tous besoin d’un cadre rassurant où ils peuvent patiemment se construire un début d’avenir. Ils ont aussi besoin d’adultes qui défendent leurs droits et leur potentiel.

La politique de prévention du Gouvernement qui glisse progressivement vers une politique de prévention de la récidive oublie à la fois que ces jeunes sont en construction et que de nombreux adultes, et j’en connais qui sont devenus gendarmes, ont traversé des périodes agitées et perpétré des faits répréhensibles (la guerre des boutons pourrait remplir bien des structures ouvertes et des cellules de prison aujourd’hui). Cette politique oublie aussi notre responsabilité collective dans le cadrage de ces jeunes mais aussi dans la confiance que nous devons leur accorder.

C’est au prix de cette double constance que comme nos aînés nous mènerons la plupart de ces jeunes vers un parcours de vie riche de peines et de joies.

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Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi : un peu de misère humaine…

27 septembre 2011

Une fois par an au PLIE Béarn Adour,  nous passons en revue les bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) suivis par la structure pour faire le point des situations particulières.

59 situations sont analysées. Beaucoup de femmes : 35 ans, 4 enfants, sans ressources, cherche à compléter les maigres revenus du mari ; 32 ans, 2 enfants vit chez ses parents sans moyen de locomotion ; 24 ans, en dépression…

Et toutes venues à la campagne pour loger dans la famille ou obtenir un toit moins cher, toutes piégées loin de l’emploi et avec des surcoûts de mobilité.

Face à elles, à leurs côtés, le travail de fourmi des conseillères en insertion et des assistantes sociales qui obtiennent un financement ponctuel pour un permis, une formation, un emploi de courte durée pour soutenir des démarches vers les quelques employeurs encore présents.

Qui dira à la fois la détresse de ces personnes, le gâchis de ces compétences, de ces énergies et la ténacité de ces travailleurs de l’insertion ?

Qui dira aussi que ce sont ces travailleurs, qui ont souvent choisi le monde rural par affinités personnelles, qui constituent l’un des derniers remparts (de plus en plus faible) contre cette pauvreté qui ronge ?

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Président du Conseil Général et Sénateur

Je faisais partie de ceux qui pensaient qu’élu sénateur,

Jo Labazée sénateur

Jo Labazée ne pourrait exercer de façon optimale ses fonctions de Président du Conseil général.

Mais je dois avouer très humblement qu’à force de connaissances, de mémoire et de travail, ce qui me paraissait impossible s’avère accessible à certains : Jo Labazée en fait partie.

Il part le mardi pour préparer la session du jeudi, revient le mercredi pour repartir le jeudi à Paris (dans les semaines de présence au Sénat).

Il a pourtant l’air moins fatigué que pendant les premiers mois de Présidence : le succès serait-il un élixir de jeunesse ?

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